Edwige Poisot, PoisonEdge, … : des photos troublantes !
Edwige Poisot
Un article en emmenant un autre, j’ai découvert les photos d’Edwige Poisot à l’occasion de l’exposition "Troublantes Visions" à la Trappe aux Etoiles et au Houla Oups.
Une exposition où les photos "troublantes" d’Edwige Poisot font sens.
L’ambiance immortalisée par l’artiste est souvent à la limite du fantastique, montrant une réalité surréaliste étonnamment envoûtante. Un plaisir de se faufiler entre les photos pour savourer les effets.
A partir du 9 juin, ouvrez la trappe aux étoiles et entrez dans l’univers de PoisonEdge … En attendant, découvrez là à travers quelques questions
- Qui est Edwige Poisot ? Plasticienne de formation, je pratique la photographie depuis une douzaine d’années. J’expose de temps en temps à Paris et participe à des salons de créateurs. Touche à tout, je fabrique depuis deux ans des bijoux en détournant de la mercerie ancienne. J’anime également des ateliers artistiques pour les enfants dans mon quartier du 18ème.
- Comment tout à commencé ? Tout a commencé à la fac d’Arts-Plastiques où j’ai découvert les possibilités infinies du travail en labo. Les expériences se sont multipliées et je suis devenue accro !.. J’ai acheté un agrandisseur et commencé à faire mes tirages à la maison. Puis j’ai affiné ma pratique auprès de professionnels, notamment chez Toroslab (Paris 2°). J’ai une approche très "plastique" de la photo : l’aspect physique m’a attirée. Il y a un côté bricolage, on a les mains dedans… C’est mécanique, et magique à la fois. On tâtonne, on rate, on assiste à des petits miracles ou à des catastrophes, c’est très vivant ! En tant que peintre, plasticienne, j’ai besoin de conserver ce rapport à la matière qui disparaît complètement avec le numérique.
- Pourquoi le noir et blanc uniquement dans les photos ? Parce que j’ai démarré avec l’argentique, et que je suis une irréductible ! Je suis très attachée à cette valeur intemporelle qu’incarne le Noir & Blanc. C’est l’essence même de l’image photographique. Les choses sont déjà en Noir & Blanc dans ma tête au moment où je shoote.
Pour les photos : Je ne crois pas. C’est un parcours intime, une errance, dans lesquels chacun peut retrouver des bouts de soi, comme lorsqu’on écoute de la musique. La plupart du temps il n’y a pas de mise en scène, les photos sont des instantanés, pris ici et là.
Pour la peinture, c’est une expérience autour de la matière, des matières. Les photos, les fragments de papier, de tissu, de fil, se superposent pour former quelque chose qui s’apparente à une peau, burinée, usée, ou encore un vieux mur. J’aime le terme de palimpseste, qui correspond bien à mon travail : je construis, par destruction et reconstruction successive, tout en gardant l’empreinte des traces anciennes.
" Alors, peut-être que quelque part, je parle de la mémoire, et du temps… "
- Sister by edwige Poisot
- lecce by edwige Poisot


























